Un triptyque de feu et de songes ! Pour son premier grand concert symphonique de la saison, l’Orchestre national Montpellier Occitanie retrouve son directeur musical Roderick Cox, à la direction précise et incandescente. Sa complicité avec les musiciens promet une soirée d’exception.
Le programme joue sur les extrêmes. Ravel ouvre le bal avec Ma Mère l’Oye : cinq contes de fées ciselés comme des miniatures précieuses, entre tendresse et mystère. L’orchestre y déploie un art du timbre d’une infinie délicatesse. Vient Bartók et son Mandarin merveilleux : partition fulgurante, sauvage, sur la fascination et la violence. La musique se fait pulsation, cri : un choc pour l’auditeur. Prokofiev clôt la soirée avec sa Symphonie n°5, écrite en pleine Seconde Guerre mondiale. Lyrisme héroïque et mécanique implacable : un chant de victoire arraché au chaos. Ces trois univers dialoguent et s’éclairent, du rêve à la transe, de l’enfance à l’histoire : une soirée qui promet l’orage et la grâce.
Opéra Orchestre National Montpellier