Pour ce parcours de l’intime au monumental, l’Orchestre national Montpellier Occitanie est conduit par Roderick Cox qui s’épanouit musicalement des deux côtés de l’Atlantique.
En soliste, Randall Goosby, violoniste au timbre chaleureux, protégé d’Itzhak Perlman et lauréat du concours Sphinx, un artiste qui milite activement pour la redécouverte du patrimoine musical noir américain. D’abord Adoration de Florence Price, compositrice longtemps occultée, redécouverte seulement ces vingt dernières années. Price signe ici une page brève et recueillie, comme une prière lumineuse pour orchestre. Puis le Concerto pour violon de Samuel Barber : œuvre qui glisse d’un lyrisme mélancolique à un final trépidant, réputé pour sa difficulté – le dédicataire le trouva d’abord «presque injouable». Enfin la Symphonie n°7 de Bruckner, vaste édifice sonore, où la ferveur sacrée côtoie l’hommage à Wagner. L’Adagio, écrit à l’annonce de la mort du maître de Bayreuth,
reste l’un des sommets du romantisme tardif.
Opéra Orchestre National Montpellier